Other Side

by Sydney Valette

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30 ans de chagrins et de joies fugaces ont fait de Sydney Valette le garçon qu’il est aujourd’hui, et de sa musique la grande escapade dans laquelle il nous entraîne. Sur son premier album, il nous disait préférer plutôt « mourir que crever », et sur le deuxième, que Paris n’était finalement pas si scintillante. Aujourd’hui, il perd en légèreté et passe de « l’autre côté » - cet endroit où l’on gagne en maturité, où l’on affronte ses peurs. Pour autant, son énergie ne tarit pas, ni son plaisir. Pop sans détour mais pas que, ses morceaux suivent la course contre la montre d’une âme solitaire mais joueuse, prisonnière d’un jeu d’arcade contemporain. Other Side est donc ce recueil nécessaire de pop songs hyper-rythmées, noires mais enjouées.

Gabber, punk, transe, garage, ou même jazz, ce troisième album affiche une belle palette stylistique - et émotionnelle. L’éclectisme est bel et bien devenue la ligne d’horizon de tous les « bedroom producers » de notre époque, et Sydney en fait partie. Ses fondations musicales, elles sont du côté de la cold et de la minimal wave, de Joy Division (auquel la pochette de Other Side fait un clin d’oeil graphique), mais aussi de l’électro-punk de Kap Bambino, des one-man-shows décomplexés de John Maus, ou de l’humour de la scène montréalaise. En 3 albums, Sydney maitrise pleinement cette pop synthétique tous claviers dehors, qui oscille entre candeur, nostalgie et gravité. Il l’enveloppe cette fois-ci dans une pompe gothique qui donne le ton d’Other Side et à laquelle on croit volontiers. Ses chansons respirent toujours l’innocence et la malice, mais servent désormais un coeur plus sombre et conscient. Des cadences alourdies et des orchestrations plus denses disent les plaies intimes (« Hurt Heart »), l’appel de l’ailleurs (« Other Side »), ou des confessions inattendues (« Mother »). Mais les BPM en cavales prennent toujours la main, et c’est la catharsis par la dark wave instantanée. Crooning élancé (« Please »), poussée d’angoisse (« Run »), accès de paranoïa (« What You Gonna Do? »), cri d’isolement (« Someone In My Room ») ou satire de la vie de musicien (« Prêt-À-Mourir ») : autant de moments de colères traduits avec grandiloquence, et contenus dans des formes simples et soigneusement écrites.

Ces états d’âme sont mis en sourdine sur scène, où les concerts de Sydney Valette dégagent une énergie beaucoup plus punk. Sa configuration en one-man-band est on ne peut plus efficace, et sa présence scénique particulièrement sportive. Sa réputation de show-man n’est plus à faire dans les salles de concert parisiennes qu’il écume depuis plus de 6 ans, ni en Asie où il a tourné en 2013, et à Montreal où il a séjourné. Cette omniprésence sur scène a installé l’identité de Sydney dans le paysage de la musique indé française, comme en témoignent l’intérêt de titres de presse comme Gonzaï ou Tsugi qui l’ont soutenu, et Technikart qui l’a placé parmi les personnalités à suivre en 2016.

credits

released April 27, 2016

Composed, written & Mixed by Sydney Valette
Mastered @ Yuk-Fü Studio by Mike Theis
C & P Yuk-Fü Records 2016

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Yuk-Fü Records Paris, France

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